Je ne sais jamais trop comment vous nommer...
J'ai souvent, si souvent eu envie de vous dire...
Vous dire qu'elle est heureuse, je crois...
Qu'elle est épanouie, qu'elle rit presque tout le temps mais qu'elle sait fort bien râler aussi...
Vous dire que ce petit mètre de femme est juste étonnante, épatante, surprenante...
Qu'il ne se passe pas un jour sans que je ne remercie la vie de l'avoir placée sur ma route,
Cette toute petite fille qui un jour aura été la vôtre avant de devenir la mienne...
Et que je pense à vous, souvent...
Je me dis parfois que nous aurions pu être pareilles, vous et moi...
Que vous aussi, vous auriez pu être sa mère pour la vie, mais que finalement c'est à moi qu'est revenu ce bonheur, celui de la voir grandir, de lui transmettre mes valeurs de femme, de mère, de vivre à ses côtés tous ces petits bonheurs quotidiens, de sécher ses larmes lorsqu'elle est triste, de calmer ses colères, d'entendre son rire qui me fait vibrer, de la tenir contre moi le soir avant qu'elle ne s'endorme, de sentir, de toucher, de voir, de vivre sa vie à ses côtés, chaque jour qui passe...
Et je sais, en tout cas je crois savoir, ou j'imagine simplement peut-être, comment tout cela a pu se passer, comment tout cela a pu arriver...
J'essaye de pardonner ce que je n'ai pas pu lui épargner, à elle, ma fille...
J'essaye d'être en paix, du moins autant qu'il m'est possible de l'être, avec cette décision qui un jour fût la vôtre...
Et je me souviens de ces mots, lus au détour d'un texte, en bas d'une page, ces mots qui font écho, qui font sens à mes sentiments pour vous, souvent mitigés, mais toujours empreint de ce drôle de respect que je veux conserver à votre égard, ces mots qui disent que pour être adopté, il faut avoir été abandonné...
L'un n'allant pas sans l'autre, je pense à cette blessure, à SA blessure, qu'il me faudra panser, soigner, comprendre, et apaiser un jour...
Elle est encore petite aujourd'hui, mais pourtant tellement grande déjà dans ses épreuves...
Et je sais qu'un jour, elle voudra parler de vous, elle voudra savoir, elle voudra comprendre...
Peut-être qu'elle sera en colère contre cela, contre cet abandon, contre le choix que vous semblez avoir fait pour elle un jour, peut-être qu'elle vous en voudra beaucoup de lui avoir fait vivre cela, cette rupture, ces mois de vie seule, sans mère qui l'aurait aimée...
Et j'y pense, souvent, à ce que j'ai manqué, à ce que je n'aurai jamais à raconter à Ma Fille...
Mais son futur, son avenir, tous les évènements de sa vie à compter de ce jour où elle devint mienne sont inscrits dans ma chair, dans mon cœur, au fond, tout au fond de moi, là où il fait le plus chaud...
J'aime la voir grandir, j'aime la voir jouer, j'aime la voir rire, la voir vivre...
J'aime la regarder et imaginer la jeune fille puis la femme qu'elle deviendra un jour sous mes yeux attendris, j'aime à penser qu'elle même un jour deviendra une mère douce, tendre, drôle, aimante...
Elle est ma lumière le matin, mon petit chat de gouttière le soir...
Elle est Ma Loutronne, Ma petite mère, Ma poulette, ma chérie-chérie, mon Nouragan quelques fois
Elle est mon amour de petite fille...
Et je suis sa maman...
Sans doute ne saurez-vous jamais rien de tout cela, de qui elle est, de ce qu'elle est capable de faire quand elle souhaite vraiment obtenir quelque chose, de ses forces, de ses faiblesses, de ses amours, de ses douleurs, de ses peurs, de ses joies, de ses découvertes... et peut-être est-ce bien mieux comme cela...
Mais vous, Madame, vous n'y êtes pas pour rien...
Je me dis parfois que nous aurions pu être pareilles, vous et moi...
Que vous aussi, vous auriez pu être sa mère pour la vie, mais que finalement c'est à moi qu'est revenu ce bonheur, celui de la voir grandir, de lui transmettre mes valeurs de femme, de mère, de vivre à ses côtés tous ces petits bonheurs quotidiens, de sécher ses larmes lorsqu'elle est triste, de calmer ses colères, d'entendre son rire qui me fait vibrer, de la tenir contre moi le soir avant qu'elle ne s'endorme, de sentir, de toucher, de voir, de vivre sa vie à ses côtés, chaque jour qui passe...
Et je sais, en tout cas je crois savoir, ou j'imagine simplement peut-être, comment tout cela a pu se passer, comment tout cela a pu arriver...
J'essaye de pardonner ce que je n'ai pas pu lui épargner, à elle, ma fille...
J'essaye d'être en paix, du moins autant qu'il m'est possible de l'être, avec cette décision qui un jour fût la vôtre...
Et je me souviens de ces mots, lus au détour d'un texte, en bas d'une page, ces mots qui font écho, qui font sens à mes sentiments pour vous, souvent mitigés, mais toujours empreint de ce drôle de respect que je veux conserver à votre égard, ces mots qui disent que pour être adopté, il faut avoir été abandonné...
L'un n'allant pas sans l'autre, je pense à cette blessure, à SA blessure, qu'il me faudra panser, soigner, comprendre, et apaiser un jour...
Elle est encore petite aujourd'hui, mais pourtant tellement grande déjà dans ses épreuves...
Et je sais qu'un jour, elle voudra parler de vous, elle voudra savoir, elle voudra comprendre...
Peut-être qu'elle sera en colère contre cela, contre cet abandon, contre le choix que vous semblez avoir fait pour elle un jour, peut-être qu'elle vous en voudra beaucoup de lui avoir fait vivre cela, cette rupture, ces mois de vie seule, sans mère qui l'aurait aimée...
Et j'y pense, souvent, à ce que j'ai manqué, à ce que je n'aurai jamais à raconter à Ma Fille...
Mais son futur, son avenir, tous les évènements de sa vie à compter de ce jour où elle devint mienne sont inscrits dans ma chair, dans mon cœur, au fond, tout au fond de moi, là où il fait le plus chaud...
J'aime la voir grandir, j'aime la voir jouer, j'aime la voir rire, la voir vivre...
J'aime la regarder et imaginer la jeune fille puis la femme qu'elle deviendra un jour sous mes yeux attendris, j'aime à penser qu'elle même un jour deviendra une mère douce, tendre, drôle, aimante...
Elle est ma lumière le matin, mon petit chat de gouttière le soir...
Elle est Ma Loutronne, Ma petite mère, Ma poulette, ma chérie-chérie, mon Nouragan quelques fois
Elle est mon amour de petite fille...
Et je suis sa maman...
Sans doute ne saurez-vous jamais rien de tout cela, de qui elle est, de ce qu'elle est capable de faire quand elle souhaite vraiment obtenir quelque chose, de ses forces, de ses faiblesses, de ses amours, de ses douleurs, de ses peurs, de ses joies, de ses découvertes... et peut-être est-ce bien mieux comme cela...
Mais vous, Madame, vous n'y êtes pas pour rien...
2 commentaires:
... je suis sans mot.... tes mots me touchent... profondément, c'est tellement ça...
Chez nous l'âge des premières questions est arrivé... les réponses qu'on lui donne sont-elles "justes"? ...
L'émotion au rendez-vous comme toujours en te lisant.
Bises
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