J'ai replié sur mon cœur les quatre coin d'un mouchoir, je l'ai précieusement emballé pour m'isoler deux jours durant dans une bulle...
En mode repli sur moi, j'ai pris le temps de panser mes maux (penser mes mots!) et de reprendre un peu de force... dans les mots d'une autre... C'était le bon moment pour ouvrir ces pages et les lire d'une seule traite; je savais depuis le jour où il était finalement arrivé jusqu'à moi qu'il ne pouvait se lire autrement que comme cela, qu'une fois ouvert, je serais incapable de le reposer... J'ai voulu attendre un marque-page pour le commencer mais ce week-end était le bon, celui où j'avais besoin de lire que ce que je vis s'était aussi vécu ailleurs et que bien sûr cela finissait de la plus belle des façons... Cette fin de nuit de neige m'a aidé à le commencer, une fin de nuit faite de rêves agités qui a eu fini de m'éveiller bien trop tôt pour un dimanche matin. Je suis descendue à pas feutrés, ai fait rugir la machine à café et me suis pelotonnée dans un coin du canapé, et je l'ai ouvert, j'ai fait frissonner ses pages une première fois, puis j'ai lu, du premier au dernier mot, sans relever la tête...
Nathalie, je pourrais prendre ma plume autrement pour te dire ceci: d'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours rêvé de cela, de ce que tu auras accompli avec ce livre, écrire une histoire et la faire lire par d'autres qui s'y retrouveraient un peu... Je connais votre histoire, j'ai l'impression de connaître tes 4 fantastiques comme s'ils étaient mes neveux, comme si nous étions des amies... Lire les mots posés côte à côte dans le petit livre jaune, découvrir les croquis de GrandeChérie et imaginer une fois encore vos traits, à vous 6, c'était ce qu'il me fallait, exactement cela, pour ce week-end de bullage destiné à me ressourcer pour la suite... Et une fois de plus, comme tant de fois quand je viens te lire, je me suis demandé comment il était possible de si bien y arriver, je me suis demandée si nous nous étions connues dans une autre vie, toi et moi, et comment donc tu pouvais savoir tout cela, comme cette impression que tu écrivais mes mots à moi, ceux que j'ai dans la tête, ceux qui viennent sous mes doigts et que je dis parfois, de façon moins jolie que toi! J'ai ris, j'ai souri, les larmes salées sont venues se blottir au coin de mon yeux (mais n'auront finalement pas coulées!), j'ai ragé contre les âneries entendues par d'autres bouches qui sans doute auraient du apprendre à tourner 7 fois leur langue... J'ai espéré avec vous, j'ai vécu un livre... Tu auras été ma "ressourcerie" , ma bulle d'air, ma béquille après ces quelques jours difficiles où mon âme a tressaillit! Et puis j'avais oublié l'histoire de la bille verte, si pleine de sens, j'avais oublié que les cigognes se posent un jour, j'avais oublié que les rêves se réalisent, si l'on y croit suffisamment fort, et j'avais oublié qu'on a le droit d'être impatientes et que c'est un si joli signe d'amour finalement que d'attendre si fort nos enfants... J'avais oublié que j'avais le droit de l'attendre, mon P'tit Der, et d'aller vers lui telle que je suis, impatiente, un peu folle, et parfois enragée... J'avais oublié que je ne suis pas obligée d'être une "SuperWoman" et que ici au moins à défaut de le dire ailleurs, je pouvais venir dire que "y'en a marre", que c'est long (même si tout est toujours relatif) et que j'aimerais tant mettre un visage sur cette attente, et sur mon gros coeur tout rond!"
J'ai mis le temps entre parenthèse deux heures durant, le temps de lire 195 pages d'une belle histoire...
La fébrilité ressentie ces derniers jours n'était rien d'autre que le bruit de mon coeur qui a battu la chamade un peu trop fort et m'a affolé... Peut-être un jour ces 4 jours-là auront-ils une signification dans notre histoire, peut-être notre fil rouge a-t-il vibré un peu dans le creux de nos mains...
Je sais maintenant qu'il nous faut refaire un pas, puis un autre, puis un autre encore pour aller jusqu'à lui, jusqu'à mon Petit Dernier...
Je sais, P'tit Der, que tu n'es pas encore prêt pour nous et que quoi qu'il m'en coûte, je t'attendrai aussi longtemps qu'il le faudra... mais qu'il te faudra aussi me prendre telle que je suis, que je suis une impatiente, que cette impatience me vient de l'amour que je te porte déjà, que je serai impatiente pour toi, parce qu'au jour d'aujourd'hui, la seule façon que j'ai de t'aimer, c'est de t'attendre de toutes mes forces...
2 commentaires:
S'il ne devait exister que pour une chose, ce serait pour ça: vous redonner courage, foi et espoir. Merci pour tes jolis mots qui savent si bien dire les choses. Pour le marque page... il me faudrait ton adresse ;)) Bises et bon week-end de ressourcement.
C'est fou comme ses mots peuvent nous rejoindre, j'ai eu la même impression quand je l'ai lu, que ça aurait pu être mes mots à moi, si seulement je savais écrire de la sorte..
MÉLissaxx
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