Se lever le matin sans avoir planifié la journée, buller, flâner...
Partir en balade sur un coup de tête...
Décider soudain de mettre une couche de blanc sur les murs d'une chambre et de remonter tous les meubles qui doivent aller dedans...
Embarquer Pimousse pour la balade du soir dans le carrosse de son choix; un vélo, une écharpe de portage, nos pieds, faire toujours la même promenade parce que c'est elle qui m'emmène...
Traîner dans mon lit toute la matinée et achever un bouquin entamé il y a des semaines...
Regarder la télé tard le soir ou regarder les éclairs qui explosent le ciel...
Retirer quelques mauvaises herbes en gardant un oeil sur une partie de tennis en solo (merci Décathlon)...
Prendre l'apéro et le rallonger encore pour le seul plaisir de rester assise dehors à l'entendre jouer quand l'air se rafraîchit enfin...
Sentir le soleil dorer ma peau, un peu...
Partir pique-niquer dans un champ, cuire nos saucisses sur un feu de camp, imaginer leurs veillées, leurs cérémonies, les habitudes prises par les uns et les autres, et le voir lui, se dire qu'il a grandi, beaucoup, mais pas trop, et qu'en quelques jours seulement il semble avoir pris une année de plus...
Ranger, ou pas, finir une liste et ne pas l'annoncer par pure superstition...
Imaginer comment nos pas nous mèneront en Bourgogne chérie dans quelques jours seulement et se dire que l'an prochain ce gîte-là sera devenu trop petit...
Recevoir des courriers dans des enveloppes roses ou blanches ou grises ou brunes, toutes tâchées des mêmes traces, celles de l'herbe et de la terre, celles de la vie au grand air, celles d'une vie qui se vit sans les parents, ces courriers dont l'enveloppe seulement raconte déjà tellement...
Voir filer les jours et se dire que ce n'est pas très juste, que les belles journées passent vite...
Sortir les valises trois jours à l'avance juste pour le plaisir de se sentir partir...
Décider d'un programme pour la journée et puis tout lâcher parce que finalement il fait beau, parce que finalement on a envie d'autre chose...
Laisser l'esprit au repos, un peu, juste ce qu'il faut...
La regarder prendre son temps pour tout, elle qui n'aime tellement pas quand on la presse, et se dire encore que je m'y reconnais tellement...
Boire le café du matin les pieds nus sur le carrelage frais de la terrasse en lisant un magazine un peu stupide...
Laisser de côté les calculs statistiques, ne pas trop y penser mais en parler quand même, se dire qu'il sera là après les vacances, sans se risquer non plus à projeter une date...
Attendre qu'il rentre de sa petite vie de scout, et qu'il raconte ce qu'il voudra bien partager, s'impatienter un peu qu'il n'ait pas été là si longtemps, trouver le temps long sans lui, sans sa discrète présence, sans son sourire ravageur...
Prendre une soirée (ou une journée) à deux, à trois, à quatre, ou plus; un resto, un verre en terrasse, une séance de ciné, un peu de shopping...
Planifier un millier de choses que finalement on ne fera pas, parce qu'on ne veut pas se presser, parce qu'on n'en a pas envie,
Se laisser porter, au gré du vent...
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