lundi 18 octobre 2010

Fin de semaine...

très très très difficile...

D'abord, je suis tombée "malade"... En fait un superbe coup de fatigue accompagné de vertiges, tête qui tourne et tout le toutim... J'ai donc dormi des heures et des heures... Allez, on va se dire que j'en avais besoin...

Ensuite, gros gros gros coup de blues... C'est pas nouveau mais c'est chaque fois pire et chaque fois le moral tombe un peu plus bas... Soit, ça aussi, ça passera...

Et puis, comme une cerise sur le gâteau déjà pas fameux de ma fin de semaine dernière, vendredi, 17h, le téléphone sonne à la maison... Mme V de chez TW... Gloups, je prends une grande respiration... J'ai envoyé un mail il y a 10 jours, je me doute que c'est à ce sujet qu'elle m'appelle mais quand même, mon coeur bat la chamade pendant quelques secondes... jusqu'à ce qu'elle m'annonce qu'en effet, elle me rappelle suite à mon dernier mail... Allons-y...

Et la Petite Vanessa, un peu à cran, très sur les nerfs, légèrement à vif, s'en va déballer tout ses états d'âmes à Mme la coordinatrice... sans filtre, sans rien omettre, sans rien cacher, un peu "brut de pomme" comme il peut m'arriver d'être...

Maintenant, au moins, ils savent...

Ils savent que nous t'attendions pour Noel

Ils savent qu'on ne vit pas bien cela malgré les sourires que nous affichons lorsque nous les rencontrons

Que malgré ce qu'il dit, même Serge trouve le temps long

Que tu es avec nous chaque jour qui passe, que tu es dans toutes nos conversations, tous nos projets...

Que OUI, la vie est comme suspendue malgré nous, qu'on voudrait bien faire ce qu'ils disent et vivre nos vies sans toi, un peu comme si de rien n'était... mais que non, ce n'est pas possible, que oui, tu fais partie de nous, et même une grosse grosse partie d'ailleurs...

Et puis, une phrase a tout changé, "vous devez savoir que le temps d'attente DOIT rester un temps d'attente, il ne doit pas être trop court non plus..." cela a rendu les choses comme lointaines, tout à coup tu t'es éloigné de moi quand je croyais te sentir t'approcher... J'ai presque eu peur de comprendre ce qu'elle me disait...



Alors oui, évidemment, on attendra (est-ce-qu'on a le choix??) et que oui, c'est vrai, c'est pas si long notre temps en liste d'attente mais nous, cela fait 4 années maintenant que tu grandis dans nos coeurs, 4 années que tu fais partie de notre famille, que nous te construisons une place, que nous "nidifions" et que nous continuons d'avancer avec l'idée de toi entre nous... et dans mon coeur de maman, cela fait 4 ans que tu existes, un peu plus chaque jour...

Alors oui, on attendra... mais de là à dire que nous PATIENTERONS, il y a un pas, que je ne peux plus faire...

J'attends mais avec impatience... c'est comme ça, c'est tout, c'est dur, c'est triste, c'est compliqué... mais c'est comme ça!

Alors le coup de blues de fin de semaine est devenu un gouffre ce week-end... et j'ai pleuré beaucoup, j'ai eu mal au ventre, mal au coeur, mal à l'âme, mal à ma petite famille adorée...

Alors j'ai rangé, j'ai défait ton lit pour donner moi l'impression que tu allais y dormir demain, j'ai bougé la bande des Toutsdoux pour ne pas leur donner l'impression qu'ils attendaient eux-aussi, j'ai trié, fermé des tiroirs, bougé des choses, pour me donner l'impression d'agir sur quelque chose... ça n'a rien changé

Notre vie est comme suspendue à toi... j'essayerai dorénavant de l'accepter... et de me dire que tant mieux si déjà tu prends toute la place, toute TA place, après tout, tu le mérites bien...



PS: J'en ai discuté avec mon fils adoré, tout à coup j'ai pris peur pour lui, enfin j'ai surtout eu peur de moi... j'ai eu besoin de savoir comme lui vivait ça, s'il ne se sentait pas exclu de ça, si je n'en parlais pas "trop" à son goût... Et bien sûr, mon grand et sage garçon n'a eu que de belles paroles venues du fond du coeur d'un enfant simplement génial...Extrait de notre discussion...

Moi "Est ce que tu trouve que je parle trop du bébé?"

Will "Non, j'trouve pas qu't'en parle de trop, j'trouve ça bien parce que ça m'habitue aussi et puis que je sais que je peux aussi en parler quand j'en ai envie, je sais que tu aimes déjà mon frère ou ma soeur mais je sais aussi que ça change pas l'amour que tu as pour moi, pas vrai?"

Moi"C'est vrai, t'as raison, y'a bien assez d'amour pour deux enfants dans mon coeur, bien assez"

Will"Je sais!! Tu sais ce que je crois, moi?? je crois que les mamans, plus elles ont d'enfants, plus elles ont le coeur qui grossit!"

Et voilà, encore une fois, ma petite voix de la sagesse avait parlé... Est-il vraiment utile de préciser que les larmes me sont montées aux yeux??? :-)

6 commentaires:

gwendoline a dit…

Au moins tu as dit ce que tu avais sur le coeur et parfois cela soulage un peu. Ton fiston est d'une grande sagesse. Souvent je trouve que les enfants avec leurs mots tout simples nous aident à réfléchir.
Courage...
Gwendoline

Anonymous a dit…

Hello Vanessa !
Je me retrouve tellement dans tes propos quand nous attendions Basil... 8 ans d'attente dont 22 longs mois de grossesse de coeur... tout ce que tu vis, je l'ai vécu, c'est incroyable... je pensais être la seule à vivre tout cela, je me prenais parfois pour une folle dingue... et puis, le jour où le téléphone a sonné, je suis restée sans voix, enfin j'étais maman, le plus beau jour de ma vie :-)))
Courage, Vanessa... le bout du tunnel est proche, sois certaine que tu seras maman, aie confiance en la vie !!! L'enfant qui te sera attribué sera celui qui était fait pour vous... on m'a souvent dit que Basil et Moi, nous nous étions bien trouvé... aujourd'hui, c'est Maxim, notre petit garçon surprise, que nous attendions depuis peu, il est fait pour nous cet enfant, pour notre famille formidable... courage, courage, courage... bientôt tu seras maman d'une petite merveille qui agrandira ta famille à ravir :-))))
Je me réjouis de ce jour où je lirai la bonne nouvelle...

Céline

PS : allez les cigognes, posez-vous du côté de Namur !

Nadyne a dit…

Ouf ! Comme je comprends ton impatience... Je la comprends avec mon coeur qui s'emplit de larmes en te lisant, je te comprends avec mes 15 ans de douleur de ne pas avoir d'enfants, mes années de longue attente avant de partir, bientôt, chercher mes enfants en Colombie...

Delphine, Raphaël, Darlène et Duvelsaint a dit…

Comme je te comprends....6 ans d' attente, 21 mois de grossesse avant de partir à la rencontre de nos timouns...J'en ai pleuré des larmes de colère, d' incompréhension, de lassitude, d'impatience...Tu as bien le droit d'avoir mal et de l'exprimer!!
Je ne saurai dire qu'une chose c'est que ton grand garçon a la voix de la sagesse, et il a raisin le coeur des mamans grandit avec le nombre d' enfants qu'elle aime.....
Courage!
Delphine et les timouns

Noellaetcompagnie a dit…

Ces attentes sont bien dures et douloureuses à gérer ... et pas faciles de trouver les bons mots pour réconforter ...
Tu as un coeur énorme qui un jour pourra se laisser aller à donner tout cet amour tant emmagasiné ...
je vous embrasse bien fort !

Kaloo, Pierre et Hannah a dit…

Quelques jours en vase clos sans lecture de ton blog et ton message me bouleverse.
Ton attente et la mienne sont si jumelles, on devrait monter un club...

Je vois combien, pour toi aussi tout cela devient éprouvant.
Je t'envoie tout le réconfort que j'ai encore en stock. Je t'embrasse très fort.

Bises