dimanche 24 octobre 2010

Perdue...

Je suis perdue, je ne sais plus comment faire passer ce temps d'attente...

Pas nouveau...

Depuis plusieurs semaines déjà le moral n'y est pas, je n'arrive pas à dépasser cela...

Et depuis de nombreux mois maintenant, je vis chaque jour avec cette sensation que quelque chose, que quelqu'un manque...

Comment un petit être que je ne connais pas peut-il déjà prendre tant de place dans mon coeur...



Devant cette détresse que je ressens, je cherche chaque jour des solutions, des petites idées pour passer au-dessus, recommencer le jour suivant, reprendre la route vers mon enfant, et refaire un pas...

Je pensais que voir partout dans la maison de petites choses pour Bouchon m'aiderait... J'avais donc aménagé la chambre, tout y était prêt, on n'attendait plus que lui. Je croyais que c'était cela que je devais faire.Je me suis trompée. C'était pire. Ouvrir les yeux chaque jour sur ce lit vide, sur ces doudoux qui semblent attendre eux-aussi, je ne pouvais plus. J'ai donc tout rangé cet après-midi, les larmes aux yeux, les sanglots dans la gorge, j'ai remis les petites affaires dans les tiroirs, j'ai défait le lit, rangé les jouets dans les casiers de rangement, déplacé les petites choses partout dans la maison, descendu la chaise haute et la table à langer dans le garage...

Je ne peux pas arrêter d'attendre mais j'aimerais tellement rendre cette attente plus douce...



Mon Ange, mon fils, ma fille,

Je me dis que tu es là quelque part, je me dis que tu te prépares à nous rencontrer, que si ce n'est pas déjà fait c'est que tu n'es pas prêt, que tu mérites bien que nous t'attendions...

J'aimerais pouvoir te dire que tu peux prendre tout ton temps...

J'aimerais pouvoir te dire que je suis prête à t'attendre...

J'aimerais être sereine pour toi en t'attendant, j'aimerais ne pas avoir peur et me faire pleinement confiance...

Mais ce serait te mentir parce que j'ai mal d'attendre, parce que je suis en colère contre tout ça, parce que tu me manques et que cela prend toute la place...

Alors je ne peux faire que vivre chaque jour, l'un après l'autre, en espérant juste ce jour où enfin tu seras là, où enfin je te connaîtrai, où enfin je te serrerai fort dans mes bras, où enfin nous serons réunis pour commencer cette nouvelle histoire à... je ne peux que faire cela, sans en avoir vraiment le choix, et en espérant qu'un jour pas si lointain, je puisse enfin arrêter de t'attendre... 



EDIT 25/10: en me levant ce matin, les larmes ne me sont pas montées aux yeux parce qu'en ouvrant la porte de la chambre, mes yeux ne se sont pas posés sur ce petit lit vide mais bien sur le grand lit plein dans cette même chambre... Faudrait pas que je l'oublie, à côté de moi il y a déjà mon grand fils adoré (qui, en ce moment, n'est pas très bien dans sa peau. Entrerait-on déjà dans la pré-adolescence ou est-il seulement le reflet de mes propres états d'âmes!???) peu importe, il a bien besoin de sa maman... Voilà sans doute le remède à ma peine, lui qui a toujours su adoucir ma vie!

1 commentaire:

Charlotte a dit…

Vanessa,
Que te dire en lisant tout ça... A part que le temps qui passe ne fait que te rapprocher de plus en plus de ce petit bout de vie! L'impatience fera bien vite place au bonheur... Ce jour là s'approche à grand pas... continue d'y croire!!!
Je t'envois plein plein plein de pensées positives!!!
Charlotte